16 août 2008

LETTRE DU PART LIBERAL DEMOCRATE

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Bilan estival de la première année de gouvernement du président SARKOSY

" Tonte estivale

·     Editorial

Depuis un an, le gouvernement n'a cessé de se montrer créatif dans la conception de nouveaux impôts. Nous sommes partis en vacances avec la taxe sur la téléphonie mobile, nous risquons de revenir avec une taxe sur les glaces, les boissons sucrées et tout ce qui nous aide à garder le moral dans ces temps difficiles (Bercy bloque pour le moment, mais pour combien de temps ?). Entre les deux, nous avons gagné une taxe sur les mutuelle de santé et une hausse d’au moins 1 % des cotisations retraite sur les 3 prochaines années. Bref, les fausses bonnes idées ne prennent pas de vacances.

 

 

Pour ne pas rester passifs devant cette hyper créativité fiscale, nous vous invitons à participer à notre université d'été du 5 au 7 septembre en Bourgogne (renseignements sur www.universiteliberale.fr). Cet évènement vous permettra d’entendre les analyses de grande qualité de différentes personnalités libérales, notamment Nicolas Lecaussin, Jacques de Guénin, Jean-Louis Caccomo, Vincent Bénard ou Philippe Nataf. Et si vous souhaitez passer à l'action, contactez-nous pour vous impliquer dans la vie du Parti Libéral Démocrate, nos équipes seront très heureuses de vous aider. "

Président et Gouvernement Libéraux... ailleurs peut être mais certainement pas en France .....

28 juillet 2008

UN AN DE PRESIDENCE SARKOSY

Logo_majuscules_envol.JPGVoici plus d'un an Nicolas Sarkosy était élu Président de la République dans de bonnes conditions électorales sur un programme de réformes et sur un discours de rupture.

Une fois l'anniversaire passé, les débats parlementaires au repos et la logique estivale ayant imposé un rythme plus tranquille, il est temps de "jeter un premier coup d'oeil" sur l'année écoulée.

Le Parti Libéral Démocrate (PLD), ni groupie ou opposant professionnel s'est essayé, avec sérénité d'évaluer le chemin accompli :

"Quel bilan les libéraux peuvent-ils tirer de cette année de "rupture" ? Les réformes, quoique nombreuses, restent globalement superficielles. Après plusieurs décennies d'immobilisme, il semble bien difficile à Nicolas Sarkozy de changer brutalement de rythme. Plus inquiétant, elles manquent de cohérence lorsqu'elles ne sont pas carrément néfastes.

Pas grand chose de réjouissant avec six nouveaux impôts, un Grenelle de l'environnement qui promet d'être dévastateur s'il est mis en oeuvre, un rapport Attali apparemment enterré. Certes, les Français souhaitent la poursuite des réformes structurelles, mais avec davantage de rigueur et un peu moins de "bling-bling" (ce qui explique la meilleure image de François Fillon).

Parmi les 55 réformes engagées, nous pouvons tout de même nous satisfaire d'avoir vu tomber plusieurs tabous : la représentativité syndicale, l'autonomie des universités, la flexibilité du travail, la remise en question des corporatismes ou la baisse des effectifs de l'Etat. Mais avec le dosage homéopathique de ces réformes, les Français risquent de se prendre  le mur bien avant l'horizon lointain.

Après un an à l'Elysée, Nicolas Sarkozy semble avoir compris ses erreurs de forme, mais aussi de fond. S'il ne veut pas se chiraquiser, il lui faut maintenir le rythme des changements. Mais s'il veut réussir, il lui faut se recentrer sur la croissance, seule manière efficace de s'attaquer au chômage et au déclin du pouvoir d'achat, préoccupations majeures des Français.

Or, la croissance obéit à des règles universelles. En France, elle reste bridée par des blocages structurels qu'il ne tient qu'à lui de faire sauter. Ce sera l'enjeu de la Loi de Réforme de l'Economie. Marché du travail, enseignement et l'Etat, voilà les 3 axes de réforme incontournables auxquels il va devoir s'attaquer rapidement s'il veut que ses effets positifs se fassent sentir avant la fin de son mandat. C'est le moment d'écouter les libéraux et de mettre en oeuvre leurs recommandations dans ces domaines."

Il y a donc encore beaucoup à faire pour progresser réellement dans le sens du retour aux équilibres et certainement revoir le mode de gouvernance actuell fondé sur la recette "discours de rupture" associé à "réforme homéopathique".

Et si nous essayons le dyptique "discours pédagigue et serein avec des réformes d'ampleur" ?? tous les indicateurs montrent que les Français sont désormais convaincus de la nécéssité de réformes même si par principe ils ne souhaitent pas être les premiers touchés.

Pour en savoir plus : http://www.lepartiliberal.fr/

 Voir dans ce blog la note du 10 juin dernier : le libéralisme ca marche : l'exemple de la nouvelle Zélande

13 juillet 2008

BRONISLAW GEREMEK EST MORT AUJOURD'HUI

GEREMEK.jpgBRONISLAW GEREMEK, Député Européen, ancien Ministre des Affaires Etrangères de Pologne, Historien de profession est mort aujoud'hui dans un banal accident de voiture dans son pays en Pologne (1932 -2008) 

Celui qui est à la Pologne et à sa conscience ce qu’est Simone VEIL à la France rejoint le panthéon des grands européens dont l’immense conviction européenne s’est forgée dans l’horreur de la guerre et des camps de concentration.

Né à Varsovie dans une famille intellectuelle juive, Bronisław Geremek a connu le ghetto ghetto avant de pouvoir s’en échapper avec sa mère en 1943. Son père mourra en déportation dont son frère reviendra..

Boursier du gouvernement français et francophile convaincu, il va devenir une historien reconnu diplômé de l’École pratique des hautes études à Paris, où il séjourne à plusieurs reprises, en 1956, 1957 et 1962. Il deviendra en particulier professeur à la Sorbonne et intégrera le cercle fermé des éminents historiens français de Fernand Braudel à Georges Duby et Jacques Le Goff.

Cet homme de conviction, démocrate chrétien dans l’âme, député européen au sein de la ALDE ‘(alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe) aux cotés de Thierry CORNILLET, Jean-Marie CAVADA ou  de Marielle DE SARNEZ,députés européen élus sur la liste UDF, va orienter ses travaux d’historien vers l’histoire de la pauvreté, de l’exclusion et de la marginalité en Europe.

D’abord membre du parti communiste Polonais, il le quitte après l’intervention soviétique contre la Tchécoslovaquie en 1968.

Il va véritablement investir le champ politique en devenant en 1980 négociateur aux côtés de Lech WALESA des accords de GDANSK et membre fondateur du Syndicat SOLIDARITE, tremblement de terre à l’origine du visage de l’EUROPE aujourd’hui.

Il est emprisonné deux ans pendant l’état de siège. Il va participer de la lente démocratisation du régime jusqu’aux élections de juin 1989.

Bronisław Geremek accède aux responsabilités politiques et préside le groupe parlementaire de Solidarité, la commission de réforme de la Constitution et la commission des Affaires étrangères de la Parlement Polonais.

Il devient ministre des Affaires étrangères Après la victoire de l’Alliance électorale Solidarité (AWS) aux élections législatives de 1997 et la formation d’une coalition de centre-droit entre l’AWS et UW..,. qui explose en juin 2000 ;  il se prononce pour une adhésion rapide de la Pologne à l’Union Européenne.

Au lendemain de l’entrée de la Pologne dans l’UE, en mai 2004, il est élu au Parlement européen et siège au sein du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE), au centre de l'échiquier politique européen.  Il présente sa candidature au poste de président du Parlement Européen. Soutenue par les libéraux et les verts pour sa portée symbolique, sa candidature a obtenu 208 voix (alors que la ALDE  ne comptait que 88 membres et les Verts qui le soutenaient 42 députés).

Son dernier grand combat concerne la loi polonaise de la lustration qui sera finalement censurée par le juge, imposant aux personnalités publiques de déclarer leurs éventuelles anciennes activités avec la police secrète communiste.

Bronisław Geremek, intellectuel engagé décrira son itinéraire personnel qui est l’histoire de son pays depuis 1945 dans la Rupture. La Pologne du communisme à la démocratie (1991) et l’Historien et le Politique (1999).

BRONISLAW GEREMEK rejoint aujourd’hui le panthéon des pères fondateurs de l’Europe de JEAN MONNET et ROBERT SCHUMAN, Paull-Henri SPAAK, Konrad ADENAUER et Alcide de GASPERI ;

L’Europe perd une grande conscience, La France un grand ami et un historien hors pair

simplelogo.gifhttp://www.alde.eu/index.php 

Bibliographie de l’historien  :

Les Marginaux parisiens au XIe et au XVe siècle, Flammarion (1976)

La Potence et la pitié. L'Europe des pauvres, du Moyen Age à nos jours, Gallimard (1987)

Les Fils de Caïn. L'image des pauvres et des vagabonds dans la littérature européenne, Flammarion (1991)

Passions communes, Seuil (1992)  

Regards sur la France, ouvrage collectif, Seuil  

04 juillet 2008

UDF quelle Histoire ? le hold up le plus a la mode

udf-2.jpgAu moment ou comme César qui fut tué par Brutus armé par les sénateurs romains avant d'être définitivement pleuré par ceux-ci qu'il ne pouvait plus menacer, l'UDF moribonde n'a jamais eu autant de soupirants surtout parmi ses assassins ou leurs complices ....

Certes l'héritage immobilier comme financier - monsieur le sénateur Mercier dernier trésorier en titre pourrait largement nous le confirmer est superbe.. ce qui est rare au sein des partis politiques français..

Il n'est donc pas inutile de rappeler en quelques mots l'histoire de l'UDF et de demander à tous ses héritiers autoproclamés ou et quand ils se sont situés dans cette tradition fondée sur une éthique et un vouloir vivre ensemble.

L'Union. pour  la Démocratie.Française.(UDF)

Elle est une réunion de familles politiques, voisines mais séparées, qui ont décidé de vivre ensemble autour d'un projet commun, la démocratie, une démocratie construite autour  d'une certaine conception de l'homme qui venait d'être brossée à grands traits par Valery Giscard d'Estaing déjà Président de la République dans un livre dénommé "démocratie française" .

C'est autour de cette conception de l'homme que ce sont réunies dans l'union naissante, Libéraux ( j’en suis), démocrates-chrétiens, radicaux, pour l’essentiel.

Chacun d'entre eux s'étaient retrouvés ou croisés dans les mêmes combats contre tous les totalitarismes, nazisme aussi bien que communisme.

Leurs partis ont eu des noms connus et des visages illustres : avant la guerre, le Parti Radical-socialiste, la grande famille indépendante, ou le Parti démocrate populaire Après la guerre, le Mouvement Républicain Populaire, puis le Centre des Démocrates Sociaux, puis Force démocrate ; les Indépendants et Paysans, puis les Républicains indépendants, puis le Parti Républicain ; le Parti Radical, le Mouvement des Réformateurs.

Des noms différents fluctuant même sur la même thématique : la grande aventure européenne, l'économie de marché, la liberté d'entreprendre au service du social, "l'économie sociale de marché " déjà à l'époque,  l'autonomie des pouvoirs locaux, la famille, la citoyenneté..... et beaucoup d'autres encore.

Après la guerre, Robert Schuman construit l'Europe, avec Jean Monnet, construisant la plus grande espérance pacifique dont on a oublié le succès immense : le vouloir vivre ensemble des citoyens de l'Union européenne.

Sous la cinquième République, s'opposant au général de Gaulle sur sa politique européenne, Jean Lecanuet en 1965 échoue à devenir président de la République, comme plus tard Raymond Barre en 1988. Seul Valéry Giscard d'Estaing y parviendra en 1974. Il sera le troisième président de la cinquième République, conduisant avec détermination et vision la modernisation du pays. C'est lui qui accomplit les réformes de société que la France réclame. C'est lui qui assure, avec Raymond Barre comme Premier ministre, la libération des prix et invente le Conseil européen. C'est lui aussi qui décide l'élection des députés européens au suffrage universel. Il réalise entre autre la primauté du droit en permettant la saisine du Conseil constitutionnel par les parlementaires et le recours devant la Cour de justice européenne.`

La famille UDF n'exercera plus directement le pouvoir à partir de  la défaite de Valery Giscard d'Estaing, certains de ses membres obtenant de temps en temps des strapontins ne leur permettant pas de peser réellement sur le cours des choses.

A compter de cette date le pouvoir échouera alternativement au PS ou au RPR puis a son clone l'UMP, parfois même ensemble .... c'est d'ailleurs à la date du départ du pouvoir de l'UDF que l'on peut dater la dérive des finances publiques, comme la frénésie réglementaire en réponse à la totalité des problèmes qui récurrents et non traités pourrissent notre vie économique et sociale.

Il  est a parier que dans nos futur manuels d’Histoire , la date donnée par les historiens au déclin de la France aura quelques chose a voir avec le départ de l'UDF du pouvoir.

Alors mesdames et messieurs qui aujourd'hui vous déchirez les dépouilles, quel est votre parcours ? quelle est votre légitimité pour réclamer l'héritage.

Alors l'Union Centriste des très estimés Ministre et Sénateur ARTHUIS et député Européen CORNILLET Digne héritiers de cette famille, aura fort a faire pour maintenir à la porte les Brutus d’hier.. tels madame BOUTIN venue au SENAT (décidément) "préempter" (c'est le mot qu'elle a utilisé) le centrisme au nom des républicains sociaux (un des caches-... de l'UMP).

L'histoire balbutie.. mais la parité progresse.. Brutus est une femme !! (Trait d'humour évidemment)

Alors tous les centristes aujourd'hui orphelins non pas ceux d'hier ou d'avant hier qui ont parfois le zèle suspect des nouveaux convertis, mais bien ceux d'avant avant hier... sortez du deuil et battez vous.. rien n'est jamais perdu !! et contactez nous!..

Bruno Morin 30 ans de centre droit depuis GSL ( les jeunes giscardiens) à la nouvelle UDF en passant par le parti républicain, démocratie libérale ( eh oui petite infidélité suite à séparation avant de revenir dans la maison familiale).. 30 ans de centre droit cette année et vous ?

udf-3.jpgBrunomorinav@free.fr

http://lepartiliberal.com

NB : le PLD auquel j'appartient désormais se situe dans le droit fil de la famille libérale de l'UDF ; ses dirigeants que j'accompagnais ont rencontré le sénateur Artuis le 1 juillet dernier et ont jeté les bases d'une coopération prometeuse pour le rassemblement des centristes.

 

08 juin 2008

LE MANIFESTE POUR UN NOUVEAU CENTRE introduction à la reunion du 29 juin prochain à PARIS

Thierry Cornillet lance le ''Manifeste pour un vrai Centre''

Les leçons tirées des dernières élections confirment la position émise par Thierry Cornillet depuis la création du MoDem selon laquelle il est nécessaire d'avoir une ligne politique claire qui permet au Centre de peser durablement dans la vie politique française.
"Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres."...

MANIFESTE POUR UN VRAI CENTRE

Pourquoi en sommes-nous là ?

L’UDF, depuis sa création en 1978, a subi 4 vagues successives de départs qui l’ont divisée et affaiblie particulièrement en terme d’élus

  • en 1997 avec les départs de républicains de Démocratie Libérale d’Alain Madelin
  • en 2002 après la création de l’UMP
  • en 2007 avec la création du Nouveau Centre
  • en 2007 encore, avec la mise au congélateur de l’UDF, la disparition du sigle, et la création du MODEM.

10 ans, bientôt 11 ans de perte d’influence et de moindre capacité d’action dans la vie publique

La création de l’UMP constituait un vrai danger pour l’UDF. Convenons qu’elle a bien résisté à cette tentative de captation. Avec plus de 12% des voix obtenues aux élections Régionales et Européennes de 2004, elle a même reconquis presque son étiage électoral moyen.

Aux élections présidentielles elle a toujours eu la capacité de présenter des candidats.
François Bayrou, pour sa part, a porté deux fois le flambeau.

  • en 2002, comme candidat de l’UDF (puisque l’UMP n’a été fondée qu’après le choc de la présidentielle). Résultat : 6,84% ;
  • en 2007, lors de la dernière élection, résultat 18,57% au terme d’une très belle campagne de son Président et de l’UDF…. car le Modem n’existait pas encore.

Une analyse courte mais qui participe de la légende, veut que ce score soit « exceptionnel » et porteur d’avenir.

Hélas, ce n’est pas vrai!

François Bayrou ne partait pas de 6,84% mais d’environ 13% (résultat cumulé par l’UDF tant aux régionales qu’aux européennes de 2004). Le gain final est de 5,8% et s’explique aisément par la captation d’anti-ségolénistes et d’un peu d’anti-sarkozystes.
C’est même un résultat moyen si l’on considère le différentiel avec les concurrents
N.Sarkozy (31,18%, soit + 12.61%, 4 629 388 voix de plus) et S.Royal (25,87% soit +7.30% , 2 680 381 voix de plus).

Rappel : En 1988 Raymond Barre :13,19% par rapport à J. Chirac :15.91%
Idem si l’on considère qu’en 1995 E. Balladur était le candidat centriste :18,58% par rapport à J Chirac :20,84%

Ce capital de 18,5% pourtant intéressant et prometteur fut gaspillé, à la veille du 2éme tour, en une phase que François Bayrou a prononcée inconsidérément en dépit de la position unanime du Comité exécutif : « Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy ». Ce qui a été immédiatement compris par « je voterai Ségolène Royal » (qui s’est d’ailleurs empressée de le remercier).
C’était parfait pour gâcher son électorat, car qu’on le veuille ou non, l’électorat de base , l’électorat « nucléaire » de l’UDF est de Centre et de Centre droit, et cet électorat nous a, hélas, quitté.
Résultat : 7,3% aux élections législatives qui ont suivi avec trois députés (trente auparavant) et la chute s’amplifie.

Lors des élections municipales, du fait de la stratégie « à la carte » proposée par notre Président, l’image du parti s’est gravement altérée. « Mais où habite-t-il ? »
Quant à sa lisibilité, elle apparaît plus que brouillée. « Mais où vont-ils ? »
« Parti de la gamelle », « Formation opportuniste » tout a été entendu.
Notre UDF, devenue MODEM, n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Les élus ont disparu, soit entraînés vers de nouveaux partis, soit restant en déshérence mais hors du parti.
Nos militants anciens se frottent à longueur de réunions à nombre de militants nouveaux dont la fraîcheur d’âme et la diversité politique n’ont rien à envier à l’inexpérience.

Le seul point commun de beaucoup de ces nouveaux adhérents est la personnalité de François Bayrou plus que l’adhésion politique. Situation qui est à la fois périlleuse car volatile et surprenante car peu conforme à la tradition anti homme providentiel du centrisme français. Qui plus est, elle donne prise à la critique de dérive sectaire.

Ce parti est la propriété collective de tous les adhérents et ne saurait être capté par un clan quelconque ou mis au service exclusif d’une seule ambition personnelle.

Nous demandons donc :

- un retour à la lucidité

C'est-à-dire reconnaître, même si on peut le déplorer, que le scrutin majoritaire à 2 tours est la règle d’airain qui régit la vie politique, qu’elle a ses contraintes, et que sauf à avoir 51% tout seul au 1er tour, il faut des alliés pour être élu, et qu’il faut des élus pour peser sur les choix ou gouverner.

- une morale d’honnêteté politique

Il faut dire, avant le premier tour, qui sont ses alliés, c'est-à-dire ceux avec qui on partage le plus de valeurs et quel bout de route on peut emprunter avec, soit que nous les rejoignons soit qu’ils se rallient à nous.
Observons que les rares succès enregistrés à ces élections municipales l’ont été par alliance avec l’UMP, à très peu d’exceptions près.

Avons-nous d’ailleurs une alternative crédible, en l’absence d’un grand parti social-démocrate séparé des communistes et de l’extrême gauche, sauf à vouloir devenir un supplétif dans une stratégie « arc en ciel » comme en Italie: de Bezancenot à Bayrou ?

- La fin des légendes
  • Celle d’un résultat exceptionnel aux présidentielles
  • Celle de l’indépendance du Centre
    Ce n’est qu’une posture, nous avons toujours été indépendants et libres mais l’indépendance en politique c’est d’abord la puissance et la capacité d’agir.
    L’UDF était puissante et indépendante, le MODEM n’est que faible et à la merci de ses alliés « interchangeables ».
  • Celle de la construction d’un parti nouveau
    « nous n’avons que trois mois » « il faut du temps » …
    En fait de construction, c’est à une déconstruction systématique à laquelle on assiste. Faut-il rappeler que l’UDF dont le Modem profite tant en locaux qu’en subsides a bientôt 30 ans, qu’elle avait des élus sur tout le territoire et à tous les niveaux de responsabilités.
    Le nombre d’élus dont nous disposons maintenant (moins que le parti communiste) la capacité réelle d’agiter autre chose que le ministère de la parole ou l’incantation à la « résistance », n’est que quelques uns des critères apparents de cette perte de substance.
  • Celle de l’élection salvatrice, rédemptrice, à la présidentielle de 2012.

Une élection présidentielle est l’aboutissement d’un processus, pas un préalable.
On ne peut pas sacrifier un parti et ses élus, à ce qui, en l’état, n’est qu’une chimère.
Sous le Vème République, sans parti puissant en terme d’élus, on ne gagne pas une primaire présidentielle.

- L’arrêt de la stratégie de l’embuscade permanente

Faute de peser réellement sur les choses, les dirigeants actuels du Modem souhaitent la défaite du gouvernement et l’échec des réformes pour se refaire une santé à bon compte.

Réformes que nous avons pourtant appelées de nos vœux lors de la campagne présidentielle.
Notre parti s’honorerait de voter celles qui lui paraissent bonnes, voire en les amendant, fussent-elles douloureuses et impopulaires dans un premier temps.

- Un partenariat actif pour ces réformes

Une forme de contrat de gouvernement, si nos valeurs et nos propositions sont prises en compte peut être passée avec la majorité présidentielle, sans y perdre son âme, tout en restant libre de le dénoncer si les termes du contrat ne sont pas respectés.

- La renaissance de l’UDF

Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres.
Dans un premier temps et, sans préjudice d’un Congrès ultérieur, nous demandons la réunion rapide du bureau de 30 membres élus par le Congrès de l’UDF de 2007 chargé d’en défendre les intérêts juridiques, matériels et moraux.

- La mise à disposition de moyens et de capacité d’expression

au sein de cette fédération par partage, à convenir, de l’argent public versé (subsides calculés sur la base de candidatures aux législatives dont beaucoup ne sont plus sur la ligne politique actuelle du parti).

- L’ouverture immédiate de discussions

par un collège à déterminer, avec le Nouveau Centre, Avenir Démocrate, le Parti Radical et toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le Centrisme afin de constituer une Fédération du Centre pour éviter que la division à l’infini de ses composants ne soit l’avenir du Centre en France. Il faut rassembler ce qui est épars, sinon la bipolarisation aura vraiment gagné.

Tout ceci est possible au sein de notre formation, fusse contre la volonté de son Président et sans son autorisation.

Rien ne vous oblige à quitter le parti. La façon dont son Histoire va maintenant s’écrire est de votre responsabilité.

C’est en son sein qu’il faudra faire renaître l’espoir et regagner la confiance des françaises et des français.

Si vous partagez cette analyse, pour le moins en partie,
Rejoignez-nous, soit en m’écrivant :

Thierry Cornillet BP 28 26201 Montélimar soit en vous manifestant auprès de brunomorinav@free.fr

 

 

23 mai 2008

COMMUNIQUE UDF

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Rassembler les centristes

Centristes de cœur et de conviction, attachés aux valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes, nous avons l’ambition de rassembler les membres de notre famille politique aujourd’hui éclatée. Nous militons pour un Centre indépendant, suffisamment fort pour nouer et assumer ses alliances dans la clarté, en accord avec notre vision du monde en devenir et de la place faite à chaque homme dans notre projet de société.

Nos racines sont diverses : héritiers de la démocratie chrétienne pour les uns, issus du radicalisme et de la pensée libérale pour les autres, animés par un esprit de tolérance et d’engagement bénévole pour nombre d’acteurs locaux restés en marge des partis traditionnels.

Nous avions fait de l’UDF notre maison commune et notre référence identitaire dans le paysage politique français. Nous savons que notre attente de destin politique collectif est largement partagée.

L’heure est venue de nous ré-identifier au travers d’une vision, d’un projet et de propositions crédibles, cohérentes et responsables. Sans attendre les échéances électorales prochaines, nous revendiquons un devoir d’action et d’efficacité au service de la France et des Français.

C’est pour cette raison que nous organisons le dimanche 29 juin, au Sénat, une réunion à laquelle nous convions celles et ceux qui militent et veulent s’engager sous la bannière du Centre. Dans un premier temps, il s’agit de constituer une plate-forme de réflexions et de propositions d’actions à conduire, tant au plan national que local. Il s’agit aussi, bien sûr, d’inscrire notre démarche en pleine harmonie avec la construction de l’Europe.

L’essentiel est de nous retrouver, de nous organiser en fixant les grandes lignes d’une gouvernance mobilisatrice. Nous voulons jeter les bases d’un rassemblement, dont la forme reste à définir, et où tous les centristes trouveraient leur place.

Les Sénateurs Union centriste UDF : Nicolas ABOUT , Jean ARTHUIS, Claude BIWER, Jean BOYER, Marcel DENEUX, Yves DETRAIGNE, Muguette DINI, Françoise FERAT, Christian GAUDIN, Adrien GIRAUD, Jo KERGUERIS, Jean-Claude MERCERON, Catherine MORIN-DESAILLY, Philippe NOGRIX, Anne-Marie PAYET, André VALLET, François ZOCCHETTO

Le député UDF : Thierry BENOIT

Le député européen UDF : Thierry CORNILLET

Les députés européens ACDE-avenir démocrate : Jean-Marie CAVADA, Claire GIBAUD, Jannely FOURTOU

 

 

Les anciens membres de l'UDF 04 : Jean-Michel ROVIDA, Conseiller Départemental candidat suppléant aux dernières législatives et aux élections municipales de Manosque, Guy DELAHAYE Trésorier de l'UDF et conseiller municipal de Chateau-Arnoux, Michel ROBERT ancien conseiller municipal de Manosque, Bruno MORIN Conseiller National

contact 04 : rovidajm@hotmail.fr  brunomorinav@free.fr

 

26 avril 2008

Jean ARTHUIS communique sur l'UDF

L’UDF existe, son bureau s’est réuni…
1063775368.jpgEtonnante première réunion du bureau de l’UDF constitué à Villepinte, le 30 novembre 2007, lors du Congrès extraordinaire précédant la fondation du Mouvement Démocrate. L’UDF ayant délégué, pour une période transitoire de trois ans, aux instances du Mouvement démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes, il y fut décidé que « pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels, moraux, les idées et les valeurs de l’UDF seront garantis par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé. »

Au lendemain de la désastreuse campagne des élections locales, j’ai demandé la convocation de ce bureau. Le temps était venu de tirer au clair la situation patrimoniale de l’UDF, de prendre connaissance de ses comptes, de son budget, des conventions établies entre l’UDF et le MODEM, de l’affectation du financement public de la vie politique. C’est sans doute parce que j’ai démissionné du MODEM que la réunion a pu se tenir, enfin. Après trois heures d’échanges vifs, d’une longue analyse de la thèse du complot dirigé depuis l’Elysée, diversion classique pour éviter toute autocritique, François Bayrou propose, en guise de conclusion deux délibérations. Selon la coutume, aucun document ne nous a été soumis, pas même sur la situation financière. Caricature classique de notre gouvernance. Je réaffirme que rien ne pourra empêcher les membres de l’UDF qui ne se reconnaissent pas dans le MODEM, de s’exprimer. C’est donc dans la précipitation qu’un premier vote écarte la possibilité d’une expression politique de l’UDF. Contrairement au compte–rendu fait devant la presse à l’issue de la réunion, huit voix, et non pas six, ont manifesté leur opposition.

La seconde délibération porte sur les finances. Alors que l’UDF a avancé les fonds des différentes campagnes, il est proposé de considérer que tout le financement public, y compris la part relative aux sénateurs du groupe Union Centriste-UDF, reviendra au MODEM. Ceux qui ont rejeté la première délibération refusent de se prononcer sur ce point d’ordre financier alors qu’aucun document n’a été mis à notre disposition. Etrange conception de la « garantie des intérêts juridiques, matériels, moraux… ». Nous décidons alors de nous retirer, choqués par de tels procédés totalitaires.

Le règlement des questions juridiques et financières n’est pas clos. Nous y reviendrons.

S’agissant de l’expression politique, rien ne nous empêchera de nous rassembler pour mettre un terme à un sombre épisode de fractionnement, de vaporisation de la famille centriste. Le Centre indépendant doit être suffisamment fort pour nouer désormais des alliances dans la clarté.
http://jeanarthuis.zumablog.com/