24 mai 2008

BERTRAND DELANOE s'annonce LIBERAL ET SOCIALISTE : commentaire d'AURELIEN VERON sur son blog

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Apres MANUEL VALLS Député-Maire socialiste d'EVRY et tellement conscient de sa valeur qu'il se rève plus ou moins ouvertement premier secrétaire, un second socialiste - et non des moindres- BERTRAND DELANOE fait son COMING OUT LIBERAL !!

Les LIBERAUX ASSUMES suivent cete vaguelette qui se veut tsunami au sein du PS avec un interêt amusé mais qui les conforte dans l'inévitable et nécessaire reconnaissance du liberalisme comme la clef de sortie de la crise française. Ci-après le commentaire d'AURELIEN VERON, président du PARTI LIBERAL DEMOCRATE sur son blog :

"Oui, je suis libéral ET socialiste

376680412.jpgDelanoë fait son coming out avec un timing bien calculé. Il se démarque de Ségo qui, poussée à réagir dans la confusion, révèle à nouveau une vision creuse de l'avenir du pays. Il surfe sur la mode du Blairisme flamboyant (cela dit fort critiquable et dont Gordon Brown est en train de payer la facture). Et avec l'actif concours de son fidèle allié, Le Nouvel Obs, et de Manuel Valls et Vincent Peillon le voilà lancé dans un pari audacieux : assumer l'étiquette libérale au moment où les Français déchantent avec les fausses bonnes réformes du gouvernement, et attendent une nouvelle proposition de "rupture".

Si ce roi du marketing estime que ce positionnement peut lui faire gagner le coeur des socialistes, puis celui du pays, c'est bien que les mentalités évoluent vite. Une aspiration à davantage de liberté, de mouvement et de changement. Le libéralisme, jamais mis en oeuvre dans notre pays, commence à faire rêver. Même à gauche.

Mais qu'entend-il vraiment par "libéral" ? Nous sommes tous d'accord pour refuser la fatalité de la servitude, briser les chaines de l'oppression, défendre la liberté et la responsabilité. Même Henri Guaino. Cela marque-t-il pour autant une réelle volonté d'exiger moins d'Etat pour rendre leur espace de liberté aux individus et à la société civile, ou de défendre le vrai respect du libre choix de chacun ? Va-t-il abandonner les vieilles lunes socialistes concernant les services publics monopolistiques, les statuts protégés et la redistribution excessive pour porter ses priorités sur l'économie du savoir et de l'innovation, sur la mobilité sociale, sur l'émulation nécessaire au sein des services fondamentaux de l'éducation et de la santé ?

En lisant le détail de son propos, on se rend compte qu'il est beaucoup plus reservé sur le libéralisme que ce que le Nouvel Obs a fait ressortir. A la question "Tenez-vous un discours social-libéral ?", il répond d'abord :

"Non, je ne suis pas social-libéral : je n'adhère pas à ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable "libéral". Et quand il s'applique à une doctrine politique, au sens global, je crois même qu'un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inaceptable pour un progressiste, c'est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l'Etat et laisser-faire économique et commercial."

Nous voilà rassurés sur les limites de son "libéralisme". Cela dit, il est heureux qu'il se soit tout de même placé sur une voie dont il devra durablement assumer la portée : "être libre, ce n'est pas faire ce que l'on veut mais vouloir ce que l'on fait." Dans le flou de ses propos, nous sommes nombreux à souhaiter connaître sa définition du concept de "servitude", ainsi que le degré de la servitude auquel il n'est pas prêt à renoncer. Ce n'est pas tout de déclarer sa foi dans la Liberté. Encore faut-il en assumer le sens.

Il précise d'ailleurs sa pensée sur des sujets sensibles : "La gauche doit rester le parti de l'impôt", "La gauche a toujours été le parti des fonctionnaires, c'est à dire des agents de l'Etat." En consacrant le principe d'un statut dérogatoire pour le service de l'Etat, il vient contredire ses autres positions. Je ne reconnais pas un fonctionnaire en tant que tel mais en tant qu'enseignant, magistrat, guichetier au service des impôts... Par la fonction plutôt que le statut. Un prof ne sert pas l'Etat, il sert avant tout ses élèves et leur(s) famille(s). Un infirmier d'hôpital public ne sert pas l'Etat mais les patients. Bertrand va devoir réécrire sa copie avant de gagner en crédibilité auprès des libéraux. A ce jour, il reste ardent défenseur de l'impôt, des 35 heures, du statut de la fonction publique et de tout ce qu'il dénonce avec de grands mots pour faire croire à la modernité de sa pensée.

Je crois toutefois que nous devons féliciter Bertrand Delanoë pour cette audace qui place ce débat de fond sur le devant de la scène. Les prochaines années verront probablement s'opposer, à droite comme à gauche, les étatistes et les libéraux. Et sur ce point, Delanoë a raison : "Sarkozy n'est pas libéral, il est conservateur. Il l'a prouvé à plusieurs reprises : étatiste, protectionniste, il impose à tous les échelons  l'omniprésence d'un Etat que dans le même temps il désarme". Mais est-ce tellement différent à gauche ?"

http://aurel.hautefort.com/

10 mai 2008

LE PARTI LIBERAL DEMOCRATE EST NE

20.04.2008

Communiqué du Parti Liberal Démocrate

 

Au terme d’une assemblée constituante, le Parti Libéral Démocrate est né. Son ambition est simple : promouvoir un discours libéral fédérateur pour les libéraux de toutes origines et de toutes sensibilités, obtenir des élus qui défendent les valeurs libérales dans l’arène politique.

 

Il n’aura échappé à personne qu’un certain nombre d’entre nous viennent d’Alternative Libérale. Il s'agit de bien plus que « du rififi chez les libéraux », comme l’a titré Le Figaro. Cette « scission » résulte avant tout d’une divergence stratégique profonde entre le noyau dur qui verrouille AL depuis l'origine et une bonne partie de la communauté libérale qui s’en est rapidement désintéressée. On peut certes se poser la question de savoir si deux partis libéraux sont vraiment nécessaires. AL et le Parti Libéral Démocrate ne concernent pas le même public. Déjà aujourd'hui, nous attirons à nous des sympathisants qu'AL n'intéressait pas pour des raisons de ligne ou de stratégie. Alors que l'attente d'une formation libérale est forte au moment où l'échiquier politique entre dans une phase de décomposition rapide, je suis profondément optimiste pour notre avenir. Et après tout, personne n’est plus favorable à la concurrence que les libéraux, même sur le marché de la politique. A chacun de trouver sa place.

 

Le Parti Libéral Démocrate tiendra un discours clair afin d’être être d’abord entendu là où les libéraux sont attendus. Nous proposerons des réponses aux enjeux de la mondialisation et des délocalisations qui inquiètent tant les Français. Nous évoquerons la réforme de l’Etat, de la fiscalité. Et cela ne nous interdira nullement de surprendre sur des thèmes plus inattendus pour un public qui connaît mal le libéralisme : solidarité et protection sociale, enseignement et égalité des chances, sécurité et libertés, immigration, etc.

 

Dans un pays où les électeurs persistent à se classer sur une échelle bipolaire, l'arrogance de nous situer au-dessus serait stérile. Par conséquent, nous assumerons le fait que nos partenaires naturels sont au centre droit et à droite à ce jour, et pas à gauche où le rejet des fondements du libéralisme reste trop fort. Il est triste que la gauche française soit encore si éloignée de la modernité du travaillisme anglo-saxon, et nous espérons qu’elle évoluera dans cette direction au cours des prochaines années. En attendant, c'est au sein d'une partie de la droite française, qui n’est pas pour autant libérale, que nous trouvons une compatibilité avec nos idées. Nos affinités nous portent vers elle, sans remettre notre identité en question. 

 

L’avenir nous dira si notre pari est bon. L'avenir nous dira si nous avons répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des libéraux de ainsi que des Français qui commencent à désespérer de ne voir aucun changement dans le déclin de notre pays. De manière plus prosaïque, notre organisation est en train de se mettre en place. Il faudra patienter un peu pour en savoir plus. En attendant, n’hésitez pas à me contacter.

http://aurel.hautefort.com

http://brunomorin.hautefort.com

23 mars 2008

LE TROU DE LA SECURITE SOCIALE

C’est un thème récurrent du débat politique français qui en général revient en première place de l’actualité quand le gouvernement veut nous préparer à une nouvelle ponction destinée a « combler » le fameux trou et donc à nous faire payer encore plus.
Ces deux dernières années , nous avons eu droit successivement à :

  • Le versement d’un euro pour toute consultation médicale,

  • Le contrôle de la délivrance des arrêts maladie comme des médicaments par les médecins pour vérifier leur « contribution » au déficit (QUI A DIT QUE NOS MEDECINS SON LIBERAUX !!),

  • Le passage obligé chez un généraliste avant de voir un spécialiste,

  • Et enfin, première grave entorse au principe de solidarité entre malades et bien portants, une franchise de 50 euros pour les consommateurs de soins !!,

Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou, qui est à ce jour de 11 milliards. Vérifications effectuées, vous pourrez constater que :

  • Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée (= 7,8 milliards) par l'ETAT

  • Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée (= 3,5 milliards) par l'ETAT

  • Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée (= 1,6 milliards)

  • La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée (= 1,2 milliards) par l'ETAT

  • La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée (= 2,0 milliards) par l'ETAT

  • Le retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés (= 2,1milliards)par l'ETAT

  • Le retard de paiement par les entreprises (= 1,9 milliards)

En clair si tous les débiteurs étaient à jour - ET SURTOUT L’ETAT – la securité sociale disposerait d’un excédent de 9 milliards d’euros

L'Etat préfère vous taxer, histoire d'agir sur la consommation medicale comme d'ailleurs sur la consommation d'essence en se refugiant derrière des boucs émissaires ( les malades qui sont forcement hypocondriaques et trop consommateurs , ou les pays producteurs de petrole .. confer l'article précédent à ce propos).

Accessoirement, il vous interdit de vous couvrir par assurance privée, ce qui pourrait en faisant jouer la concurrence reduire considerablement le coût global.... mais quelle perte de ressources pour l'ETAT.... car l'essentiel des prélèvements contribue fortement au maintien de son niveau de vie ... mais pas du votre !!

C'est vrai je suis liberal.... peut être avec juste un oeil un peu critique !! Cherchez l'erreur...