02 octobre 2008
AURELIEN VERON PUBLIE SUR SON BLOG : Crise du libéralisme ou crise de l’interventionnisme

Crise du libéralisme ou crise de l’interventionnisme ? http://aurel.hautetfort.com
L’accélération de la crise financière a abouti au plus grand plan interventionniste de l’histoire des Etats-Unis. Après la nationalisation de Fannie Mae et Freddy Mac et la quasi-nationalisation de l’assureur AIG, le gouvernement américain cherche à mettre en place un fond de reprise des actifs douteux avec 700 milliards de dollars d’argent public. La vague de nationalisations de banques atteint aujourd’hui l’Europe. Nicolas Sarkozy annonce la fin d’un prétendu « laissez-faire », notion pourtant inconnue dans notre pays. Ce retour en force de l’Etat marque-t-il la fin du libéralisme ?
Personne ne peut nier la responsabilité des banques dans les excès des dernières années. Elles le payent au prix fort par une restructuration brutale du paysage bancaire : liquidation de Lehman Brothers et Washington Mutual, dépeçage de Merril Lynch, de Wachovia, etc. Hélas, l’ampleur du choc va aussi avoir des répercussions sur notre vie à tous. Comment ne pas comprendre la colère du citoyen qui subit les erreurs d’un univers qu’il ne connaît pas ? A y regarder de plus près, le premier responsable de cette crise est-il vraiment ce fameux « marché libre » si décrié par Nicolas Sarkozy ? Que penser du rôle des mauvaises interventions publiques et des mauvaises réglementations ?
Pour commencer, le laxisme de la banque centrale américaine est partiellement responsable de « l’exubérance irrationnelle » du crédit. Cet argent facile, trop abondant, a grisé les banques ainsi que les particuliers et les entreprises qui se sont collectivement surendettés. En 1980, la dette du secteur financier représentait 21 % du PIB américain et celle de l’ensemble de l’économie américaine, 163 %. En 2007, ces chiffres étaient de 116 % et 346 % ! Si Alan Greenspan a su gérer les crises qu’ont traversé les Etats-Unis pendant son long mandat à la tête de la Fed, il n’a hélas pas eu la sagesse de resserrer le robinet monétaire en période de croissance. Les Américains vont devoir ajuster leur comportement au resserrement nécessaire du crédit. L’envolée du crédit n’a rien à voir avec le libéralisme mais relève bien de la responsabilité de la banque centrale, un monopole public.
Deuxième coupable, les institutions parapubliques Fannie Mae, créée par Franklin Roosevelt en 1938 en réponse à la crise de 1929, et Freddy Mac son petit frère apparu en 1970. Ces dernières ont repris aux banques 56 % des nouveaux crédits hypothécaires en 2007, portant leur part de l’ensemble des crédits immobiliers américains à 40 %. Pire, elles l’ont fait sans évaluation appropriée de la qualité des emprunteurs. Dans ces conditions, était-ce bien sage de laisser ces GSE (Government Sponsored Enterprise) conserver un portefeuille d’une valeur de $ 5.200 milliards pour seulement $ 80 milliards de fonds propres? Elles l’ont fait sous la pression d’objectifs politiques qui leur étaient assignés par le gouvernement américain, en échange d'avantages fiscaux et comptables. Cette opacité intrigue d’ailleurs les parlementaires américains depuis de nombreuses années, sans qu’aucun ne parvienne jamais à ouvrir une enquête sur leurs comptes jusqu’au scandale récent. Le fait que ces institutions pilotées par l’Etat aient financé les camps républicain et démocrate n’y est sans doute pas pour rien. L’Etat a donné sa caution morale et financière à des comportements irresponsables dans des proportions gigantesques. Nous sommes loin du « marché libre » tant décrié.
Les marchés assurent une gestion responsable du risque …tant qu’aucune institution d’Etat ne vient fausser sa perception en le délestant partiellement des risques encourus ou en les incitant à prendre des risques excessifs. Critiquer le pilier financier du capitalisme nous fait revivre la montée des populismes dans les années 30. L’affreux spéculateur était alors désigné comme responsable de tous les maux pour mieux dissimuler la responsabilité des Etats. N’oublions pas que les marchés financiers constituent le moteur de la croissance mondiale. Tenir des propos démagogiques sur cette dynamique d’innovation et d’allocation des capitaux présente des dangers pour le monde. Les marchés sont imparfaits, tumultueux. Ils se corrigent parfois dans la douleur. Mais ils ne peuvent faillir dans une telle ampleur sans intervention majeure de l’Etat.
Le secteur bancaire des Etats-Unis est le plus réglementé de tous, et l’empilement des textes (Sarbanes-Oxley, nouvelles normes comptables, Bâle II etc) n’a pas permis d’éviter le désastre. Plutôt que d’augmenter l’opacité de cette stratification, attaquons-nous aux sources de cette crise. Nous devons féliciter Jean-Claude Trichet pour sa rigueur monétaire et encourager la BCE à garder ce cap une fois la crise passée, malgré les assauts répétés de Nicolas Sarkozy. Cette sagesse a évité aux banques européennes de connaître les excès de leurs concurrentes américaines. Nous devons aussi garder à l’esprit que les acteurs économiques doivent rester pleinement responsables de leurs risques, sans être partiellement déchargées de cette responsabilité par des instances publiques dont la caution, au final, est le contribuable.
Le plus importants, pour les Français, c’est de garder à l’esprit le fait que cette crise internationale rend les réformes plus nécessaires que jamais. Alors qu’elle risque d’aggraver encore les difficultés de financement que connaissent depuis plusieurs mois entreprises et particuliers en France, le gouvernement doit agir rapidement. Au lieu de multiplier les taxes en tous genres qui asphyxient notre économie (financement du RSA, Grenelle de l’environnement, etc.), il doit libérer au plus vite les entreprises et les investisseurs des contraintes administratives et financières excessives qui les pénalisent. A défaut, nous risquons la récession et une probable remontée du chômage et un appauvrissement général.
04 juillet 2008
LE PARTI LIBERAL DEMOCRATE COMMUNIQUE
Nous sommes heureux de vous proposer notre première université d’été libérale qui se tiendra dans un manoir en Bourgogne les 5, 6 et 7 septembre (le vendredi 5 étant une journée libre avec conférence en fin d’après-midi). Vous aurez l’occasion, tout au long de ce week-end, de faire connaissance avec des libéraux venus de toute la France dans une ambiance à la fois studieuse et festive.
Conférences-débats et atekiers avec des intervenants d’une grande qualité animeront les journées de samedi et de dimanche. Samedi, notre soirée commencera avec un méchoui dans le parc et se terminera en musique. Vous logerez dans l’une des nombreuses chambres du manoir ou dans un gîte proche.
Dimanche, nous parlerons stratégie. Entre Nicolas Sarkozy qui réforme dans tous les sens et Bertrand Delanoë qui se déclare presque libéral, quelle place et quelles perspectives pour nos idées ? Quelles doivent être les priorités dans notre discours ? Nous débattrons ainsi tous ensemble de l’avenir de notre combat politique.
Cette université libérale s’adresse aussi bien aux membres du PLD qu’à tous les libéraux non-partisans qui veulent se retrouver dans un cadre convivial pour participer aux travaux et mener une réflexion commune.
Dès maintenant réservez votre week end et inscrivez vous vite !!
http://www.universiteliberale.wordpress.com
- Henri Lepage, Economiste, fondateur de l’Institut Turgot, de l’Institut Euro 92 avec Alain Madelin, auteur notamment de “Demain le libéralisme” et “Pourquoi la propriété“
- Jean-Louis Caccomo, Docteur en Sciences économiques, Maître de Conférence à l’Université de Perpignan, auteur des fameuses “Chroniques en liberté“
- Nicolas Lecaussin, auteur de “Cet Etat qui tue la France” et de “L’absolutisme efficace : enquête sur la présidence de Nicolas Sarkozy“
- Bertrand Lemennicier, Professeur de Droit et Sciences Economiques à Paris II - Assas, membre de la célèbre Société du Mont Pèlerin, administrateur de l’ALEPS, auteur de nombreux ouvrages dont ”La morale face à l’économie“
- Jacques de Guénin, auteur de “Logique du libéralisme” et “ATTAC ou l’intoxication des personnes de bonne volonté“
- Philippe Nataf, dirige les Editions Charles Coquelin qui publient des ouvrages de Hazlitt, Mises, Rothbard entre autres
- Vincent Bénard, président de l’Institut Hayek, auteur de “Le logement : crise publique, remèdes privés“
- Jacob Arfwedson du réseau Stockholm Network, qui interviendra sur le thème des retraites
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08 juin 2008
LES LIBERAUX ET LA REUNION DE L'UNION CENTRISTE DU 29 JUIN PROCHAIN A PARIS
LES LIBERAUX qui les premiers avaient pris leur distance avec l'UDF mourante, assassinée en interne par les zélotes du mouvement democrate , sans pour autant être séduits par la démarche de ralliement du nouveau centre s'etaient réfugiés depuis dans l'abstention politique ou dans la création de structures regroupant uniquement la famille libérale.
Ces LIBERAUX assistent avec sympathie et interêt à la démarche de ceux qui tentent de ressusciter la famille UDF dans la tradition, l'éthique et les principes qui ont toujours fait l'histoire et l'originalité de l'UDF dans le paysage politique Français.
Les dirigeants LIBERAUX, accompagnés de votre serviteur, seront présents au SENAT le 29 juin prochain en tant qu'observateurs à la journée d'étude et de prospective de l'Union Centriste.
Il seront recus par le sénateur Jean ARTHUIS dès le 2 juillet suivant pour faire le point sur la réunion du 29 juin et les perpectives et le degré de cooperation ou de rapprochement possible entre les familles centristes et libérales ;
Le 04 sera particulièrement bien représenté puisque votre serviteur sera l'un des trois libéraux reçus par le senateur ARTHUIS pour réflechir au devenir de la famille Liberale centriste en France.
Dans l'intervalle, je suis attentif à toute remarque, prise de position de nature a faire vivre le débat avec nos amis centriste et pour ou contre un rapprochement entre ces deux familles.
Bruno Morin, centre droit depuis 1978 au Parti Republicain dans l'UDF, à Démocratie Liberale, retour à L'UDF suite au refus d'intégrer l'UMP, Parti Liberal Democrate aujourd'hui.
brunomorinav@free.fr pour vos suggestions et remarques
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10 mai 2008
LE PARTI LIBERAL DEMOCRATE EST NE
20.04.2008
Communiqué du Parti Liberal Démocrate
Au terme d’une assemblée constituante, le Parti Libéral Démocrate est né. Son ambition est simple : promouvoir un discours libéral fédérateur pour les libéraux de toutes origines et de toutes sensibilités, obtenir des élus qui défendent les valeurs libérales dans l’arène politique.
Il n’aura échappé à personne qu’un certain nombre d’entre nous viennent d’Alternative Libérale. Il s'agit de bien plus que « du rififi chez les libéraux », comme l’a titré Le Figaro. Cette « scission » résulte avant tout d’une divergence stratégique profonde entre le noyau dur qui verrouille AL depuis l'origine et une bonne partie de la communauté libérale qui s’en est rapidement désintéressée. On peut certes se poser la question de savoir si deux partis libéraux sont vraiment nécessaires. AL et le Parti Libéral Démocrate ne concernent pas le même public. Déjà aujourd'hui, nous attirons à nous des sympathisants qu'AL n'intéressait pas pour des raisons de ligne ou de stratégie. Alors que l'attente d'une formation libérale est forte au moment où l'échiquier politique entre dans une phase de décomposition rapide, je suis profondément optimiste pour notre avenir. Et après tout, personne n’est plus favorable à la concurrence que les libéraux, même sur le marché de la politique. A chacun de trouver sa place.
Le Parti Libéral Démocrate tiendra un discours clair afin d’être être d’abord entendu là où les libéraux sont attendus. Nous proposerons des réponses aux enjeux de la mondialisation et des délocalisations qui inquiètent tant les Français. Nous évoquerons la réforme de l’Etat, de la fiscalité. Et cela ne nous interdira nullement de surprendre sur des thèmes plus inattendus pour un public qui connaît mal le libéralisme : solidarité et protection sociale, enseignement et égalité des chances, sécurité et libertés, immigration, etc.
Dans un pays où les électeurs persistent à se classer sur une échelle bipolaire, l'arrogance de nous situer au-dessus serait stérile. Par conséquent, nous assumerons le fait que nos partenaires naturels sont au centre droit et à droite à ce jour, et pas à gauche où le rejet des fondements du libéralisme reste trop fort. Il est triste que la gauche française soit encore si éloignée de la modernité du travaillisme anglo-saxon, et nous espérons qu’elle évoluera dans cette direction au cours des prochaines années. En attendant, c'est au sein d'une partie de la droite française, qui n’est pas pour autant libérale, que nous trouvons une compatibilité avec nos idées. Nos affinités nous portent vers elle, sans remettre notre identité en question.
L’avenir nous dira si notre pari est bon. L'avenir nous dira si nous avons répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des libéraux de ainsi que des Français qui commencent à désespérer de ne voir aucun changement dans le déclin de notre pays. De manière plus prosaïque, notre organisation est en train de se mettre en place. Il faudra patienter un peu pour en savoir plus. En attendant, n’hésitez pas à me contacter.
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