08 juin 2008
LE MANIFESTE POUR UN NOUVEAU CENTRE introduction à la reunion du 29 juin prochain à PARIS
Thierry Cornillet lance le ''Manifeste pour un vrai Centre''
Les leçons tirées des dernières élections confirment la position émise par Thierry Cornillet depuis la création du MoDem selon laquelle il est nécessaire d'avoir une ligne politique claire qui permet au Centre de peser durablement dans la vie politique française.
"Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres."...
MANIFESTE POUR UN VRAI CENTRE
Pourquoi en sommes-nous là ?
L’UDF, depuis sa création en 1978, a subi 4 vagues successives de départs qui l’ont divisée et affaiblie particulièrement en terme d’élus
- en 1997 avec les départs de républicains de Démocratie Libérale d’Alain Madelin
- en 2002 après la création de l’UMP
- en 2007 avec la création du Nouveau Centre
- en 2007 encore, avec la mise au congélateur de l’UDF, la disparition du sigle, et la création du MODEM.
10 ans, bientôt 11 ans de perte d’influence et de moindre capacité d’action dans la vie publique
La création de l’UMP constituait un vrai danger pour l’UDF. Convenons qu’elle a bien résisté à cette tentative de captation. Avec plus de 12% des voix obtenues aux élections Régionales et Européennes de 2004, elle a même reconquis presque son étiage électoral moyen.
Aux élections présidentielles elle a toujours eu la capacité de présenter des candidats.
François Bayrou, pour sa part, a porté deux fois le flambeau.
- en 2002, comme candidat de l’UDF (puisque l’UMP n’a été fondée qu’après le choc de la présidentielle). Résultat : 6,84% ;
- en 2007, lors de la dernière élection, résultat 18,57% au terme d’une très belle campagne de son Président et de l’UDF…. car le Modem n’existait pas encore.
Une analyse courte mais qui participe de la légende, veut que ce score soit « exceptionnel » et porteur d’avenir.
Hélas, ce n’est pas vrai!
François Bayrou ne partait pas de 6,84% mais d’environ 13% (résultat cumulé par l’UDF tant aux régionales qu’aux européennes de 2004). Le gain final est de 5,8% et s’explique aisément par la captation d’anti-ségolénistes et d’un peu d’anti-sarkozystes.
C’est même un résultat moyen si l’on considère le différentiel avec les concurrents
N.Sarkozy (31,18%, soit + 12.61%, 4 629 388 voix de plus) et S.Royal (25,87% soit +7.30% , 2 680 381 voix de plus).
Rappel : En 1988 Raymond Barre :13,19% par rapport à J. Chirac :15.91%
Idem si l’on considère qu’en 1995 E. Balladur était le candidat centriste :18,58% par rapport à J Chirac :20,84%
Ce capital de 18,5% pourtant intéressant et prometteur fut gaspillé, à la veille du 2éme tour, en une phase que François Bayrou a prononcée inconsidérément en dépit de la position unanime du Comité exécutif : « Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy ». Ce qui a été immédiatement compris par « je voterai Ségolène Royal » (qui s’est d’ailleurs empressée de le remercier).
C’était parfait pour gâcher son électorat, car qu’on le veuille ou non, l’électorat de base , l’électorat « nucléaire » de l’UDF est de Centre et de Centre droit, et cet électorat nous a, hélas, quitté.
Résultat : 7,3% aux élections législatives qui ont suivi avec trois députés (trente auparavant) et la chute s’amplifie.
Lors des élections municipales, du fait de la stratégie « à la carte » proposée par notre Président, l’image du parti s’est gravement altérée. « Mais où habite-t-il ? »
Quant à sa lisibilité, elle apparaît plus que brouillée. « Mais où vont-ils ? »
« Parti de la gamelle », « Formation opportuniste » tout a été entendu.
Notre UDF, devenue MODEM, n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Les élus ont disparu, soit entraînés vers de nouveaux partis, soit restant en déshérence mais hors du parti.
Nos militants anciens se frottent à longueur de réunions à nombre de militants nouveaux dont la fraîcheur d’âme et la diversité politique n’ont rien à envier à l’inexpérience.
Le seul point commun de beaucoup de ces nouveaux adhérents est la personnalité de François Bayrou plus que l’adhésion politique. Situation qui est à la fois périlleuse car volatile et surprenante car peu conforme à la tradition anti homme providentiel du centrisme français. Qui plus est, elle donne prise à la critique de dérive sectaire.
Ce parti est la propriété collective de tous les adhérents et ne saurait être capté par un clan quelconque ou mis au service exclusif d’une seule ambition personnelle.
Nous demandons donc :
- un retour à la lucidité
C'est-à-dire reconnaître, même si on peut le déplorer, que le scrutin majoritaire à 2 tours est la règle d’airain qui régit la vie politique, qu’elle a ses contraintes, et que sauf à avoir 51% tout seul au 1er tour, il faut des alliés pour être élu, et qu’il faut des élus pour peser sur les choix ou gouverner.
- une morale d’honnêteté politique
Il faut dire, avant le premier tour, qui sont ses alliés, c'est-à-dire ceux avec qui on partage le plus de valeurs et quel bout de route on peut emprunter avec, soit que nous les rejoignons soit qu’ils se rallient à nous.
Observons que les rares succès enregistrés à ces élections municipales l’ont été par alliance avec l’UMP, à très peu d’exceptions près.
Avons-nous d’ailleurs une alternative crédible, en l’absence d’un grand parti social-démocrate séparé des communistes et de l’extrême gauche, sauf à vouloir devenir un supplétif dans une stratégie « arc en ciel » comme en Italie: de Bezancenot à Bayrou ?
- La fin des légendes
- Celle d’un résultat exceptionnel aux présidentielles
- Celle de l’indépendance du Centre
Ce n’est qu’une posture, nous avons toujours été indépendants et libres mais l’indépendance en politique c’est d’abord la puissance et la capacité d’agir.
L’UDF était puissante et indépendante, le MODEM n’est que faible et à la merci de ses alliés « interchangeables ». - Celle de la construction d’un parti nouveau
« nous n’avons que trois mois » « il faut du temps » …
En fait de construction, c’est à une déconstruction systématique à laquelle on assiste. Faut-il rappeler que l’UDF dont le Modem profite tant en locaux qu’en subsides a bientôt 30 ans, qu’elle avait des élus sur tout le territoire et à tous les niveaux de responsabilités.
Le nombre d’élus dont nous disposons maintenant (moins que le parti communiste) la capacité réelle d’agiter autre chose que le ministère de la parole ou l’incantation à la « résistance », n’est que quelques uns des critères apparents de cette perte de substance. - Celle de l’élection salvatrice, rédemptrice, à la présidentielle de 2012.
Une élection présidentielle est l’aboutissement d’un processus, pas un préalable.
On ne peut pas sacrifier un parti et ses élus, à ce qui, en l’état, n’est qu’une chimère.
Sous le Vème République, sans parti puissant en terme d’élus, on ne gagne pas une primaire présidentielle.
- L’arrêt de la stratégie de l’embuscade permanente
Faute de peser réellement sur les choses, les dirigeants actuels du Modem souhaitent la défaite du gouvernement et l’échec des réformes pour se refaire une santé à bon compte.
Réformes que nous avons pourtant appelées de nos vœux lors de la campagne présidentielle.
Notre parti s’honorerait de voter celles qui lui paraissent bonnes, voire en les amendant, fussent-elles douloureuses et impopulaires dans un premier temps.
- Un partenariat actif pour ces réformes
Une forme de contrat de gouvernement, si nos valeurs et nos propositions sont prises en compte peut être passée avec la majorité présidentielle, sans y perdre son âme, tout en restant libre de le dénoncer si les termes du contrat ne sont pas respectés.
- La renaissance de l’UDF
Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres.
Dans un premier temps et, sans préjudice d’un Congrès ultérieur, nous demandons la réunion rapide du bureau de 30 membres élus par le Congrès de l’UDF de 2007 chargé d’en défendre les intérêts juridiques, matériels et moraux.
- La mise à disposition de moyens et de capacité d’expression
au sein de cette fédération par partage, à convenir, de l’argent public versé (subsides calculés sur la base de candidatures aux législatives dont beaucoup ne sont plus sur la ligne politique actuelle du parti).
- L’ouverture immédiate de discussions
par un collège à déterminer, avec le Nouveau Centre, Avenir Démocrate, le Parti Radical et toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le Centrisme afin de constituer une Fédération du Centre pour éviter que la division à l’infini de ses composants ne soit l’avenir du Centre en France. Il faut rassembler ce qui est épars, sinon la bipolarisation aura vraiment gagné.
Tout ceci est possible au sein de notre formation, fusse contre la volonté de son Président et sans son autorisation.
Rien ne vous oblige à quitter le parti. La façon dont son Histoire va maintenant s’écrire est de votre responsabilité.
C’est en son sein qu’il faudra faire renaître l’espoir et regagner la confiance des françaises et des français.
Si vous partagez cette analyse, pour le moins en partie,
Rejoignez-nous, soit en m’écrivant :
Thierry Cornillet BP 28 26201 Montélimar soit en vous manifestant auprès de brunomorinav@free.fr
22:07 Publié dans VIE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cornillet, arthuis, udf, bruno morin
06 juin 2008
JEAN ARTHUIS A PUBLIE LA MONDIALISATION A CONTRE EMPLOI
Jean ARTHUIS a publié en février 2007 « mondialisation : la France a contre emploi. » aux éditions Calmann-levy La « mondialisation » est devenue depuis un peu plus d ‘un an dans l’imaginaire collectif Français, le monstre responsable de tous nos déboires. Ce faisant la mondialisation, hydre fantastique et caché, prend bonne place dans notre panthéon de tous ceux qui complotent contre notre bonheur et le bien être de notre pays.
Elle prend, avec immédiatement plus de succès, la place de l’Europe et de ses institutions, que nous avons eu du mal à diaboliser mais qu’avec le temps et la force de nos convictions fortement colorées de délires, nous avons réglé le sort par les résultats d’un référendum, négatif très motivé mais pas par un rejet de l’Europe en tant que telle.
Le livre de Jean Arthuis a le grand mérite de nous rappeler l’ancienneté et le processus depuis longtemps acquis de la désindustrialisation de notre pays et ce bien avant que le concept même de mondialisation ou de délocalisation soit identifié ou même pensé.
Nous avons décidé une fois pour toute que la mondialisation loin d'être comme dans un bon tiers du monde (dans les pays dits émergents) un formidable " accélérateur de croissance ", serait une machine à aspirer des emplois de plus en plus qualifiés vers les pays émergents et refoulant dans les rayons de nos hypermarchés des produits toujours moins chers.
Ce processus se déroulerait dans la plus grande tranquillité et en parfaite efficacité dans l’indifférence coupable de nos gouvernants comme de l’ensemble de nos institutions administratives ou financières…. Et le pire c’est que nous en sommes tous convaincus nous refugiant ostensiblement dans le rôle confortable et passif de la victime qui appartient naturellement au concert des pleureuses.
Jean Arthuis, qui parle à des adultes doués de raison, nous rappelle tout simplement que la mondialisation n’est et ne sera que ce que nous décidons d’en faire !!
Il est vrai que pour ce faire il faut remettre en cause les vieilles habitudes d’infantilisation et de protection réglementaire tatillonne de l’Etat impotent jusqu’au parasitisme de toute activité créatrice de richesse, Etat qui se faisant nous déconsidère et nous cantonne dans la cour de récréation de maternelle ou d’ailleurs nous nous plaisons parfaitement.
Non, la mondialisation n'est pas " une chance pour la France "... Sauf, nous dit Jean Arthuis, si un président déterminé à inverser la spirale infernale rompt avec la politique " virtuelle " faite d'hypocrisie et de pieux mensonges, conditionne l'accès à notre marché à des contreparties véritables et brise le carcan administratif et fiscal dans lequel un Etat devenu parasitaire enserre nos entreprises, les acculant, toujours plus nombreuses, à la délocalisation... ou à la faillite ».
Le président actuel n’en prends malheureusement pas le chemin, l’agitation n’ayant jamais tenu lieu de conviction ou de remise en ordre.
Jean Arthuis, dans le franc parler qui lui est coutumier, nous interpelle en rappelant que notre malheur n’est pas une fatalité dès lors que nous ne le nous construisons pas nous-mêmes.
Oui la mondialisation peut être une chance pour nous comme pour la Chine, l’Inde.. ou à l’autre bout de l’Europe les pays Baltes pas si éloignés de nous et qui nous démontrent que rien ne remplace la conviction, l’énergie et l’envie de chacun d’entre nous.
A la lecture de cet ouvrage décapant, nous comprenons mieux que Jean Arthuis soit de ces UDF qui refusent de suivre un seul ( F Bayrou) convaincu de son destin national sans pour autant poser en préalable le « pour quoi faire » comme de se refugier sous le parapluie du « grand frère » UMP dont le quotidien nous démontre qu’il est parfaitement en phase avec l’immaturité de notre pays comme de son président actuel.
Je ne peux que souhaiter, à titre personnel, que ce centrisme sûr de ses convictions et de la justesse de ses analyses descende dans l’arène politique et regroupe tous ceux, démocrates chrétiens, sociaux démocrates, libéraux ou même gaullistes s’affirment d’abord dans l’ambition qu’ils portent pour leur pays et l’Europe plutôt que pour leur devenir personnel.
Bruno MORIN
républicain, democrate, libéral qui ne désespère pas de son pays
21:56 Publié dans CEUX QUI NOUS APPRENNENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arthuis, mondialisation, bruno morin
26 avril 2008
Jean ARTHUIS communique sur l'UDF
07:45 Publié dans VIE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, arthuis, bayrou, modem nouveau centre














Etonnante première réunion du bureau de l’UDF constitué à Villepinte, le 30 novembre 2007, lors du Congrès extraordinaire précédant la fondation du Mouvement Démocrate. L’UDF ayant délégué, pour une période transitoire de trois ans, aux instances du Mouvement démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes, il y fut décidé que « pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels, moraux, les idées et les valeurs de l’UDF seront garantis par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé. »