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11 juin 2008
LA REANIMATION DANS LE NOUVEL HOPITAL DE MANOSQUE (1)
Aujourd'hui Mercredi 11 Juin, monsieur le Directeur de l'Hôpital de Manosque utilise complaisamment les pages locales du quotidien "La Provence" pour "répondre" à la mobilisation de la population locale en faveur de l'implantation d'un service de réanimation au sein de ce que d'aucun moqueurs ou cyniques ont baptisé la nouvelle infirmerie de luxe construite en Durance et devant être appelée "l'Hôpital Louis Raffali".
Le propos destiné au bon peuple Manosquin est simple, certes résumé avec ma subjectivité naturelle... :
1. Je vous ai compris (formule à propos de laquelle d'aucun en local en ont encore des bourdonnements désagréables dans les oreilles),
2. Je suis de tout coeur avec vous (bonne nouvelle, dont acte),
3. Les dispositions matérielles sont prises pour pouvoir le cas échéant intégrer un service de réanimation ( très bonne nouvelle)
4. Mais je peux pas grand chose pour vous .. c'est l'Agence Regionale d'Hospitalisation (ARH PACA) qui décide.....effectivement :
"Art L. 6122-1 : Sont soumis à l'autorisation de l'agence régionale de l'hospitalisation les projets relatifs à la création de tout établissement de santé, la création, la conversion et le regroupement des activités de soins, y compris sous la forme d'alternatives à l'hospitalisation, et l'installation des équipements matériels lourds.
La liste des activités de soins et des équipements matériels lourds soumis à autorisation est fixée par décret en Conseil d'Etat."
Je ne doute en aucun cas de la sincérité du Directeur de l'hôpital actuel appuyé par le Président du Conseil d'Administration, par ailleurs Maire de Manosque, Bernard Jeanmet Peralta.
Encore faudrait que pour la parfaite information du bon peuple Manosquin, que conformément aux dispositions de l'article D.6114-6 du code de la Santé Publique et à la legislation sur la communication des documents administratifs, ces deux personnages rendent public "le contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens " signé avec l'Agence Régionale d'Hospitalisation ( l'ARH) qui est partie pour jouer le rôle du grand méchant loup qui en nous privant de réanimation en veut aux chaperons rouges Manosquins !!
« Art. D. 6114-6. - Le contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens identifie les unités de soins intensifs, de surveillance continue mentionnées- à l'article R. 6123-38 et les unités de surveillance continue pédiatriques mentionnées à l'article R. 6123-38-7, répondant aux dispositions figurant au schéma régional d'organisation sanitaire relatives à la réanimation, aux soins intensifs et à la surveillance continue, dont disposent l'établissement de santé ou le groupement de coopération sanitaire."
La lecture de ce rapport pourrait nous permettre de connaître les enjeux en cours et comme les réelles possibilités d'obtenir satisfaction en ce qui concerne l'implantation d'un service de réanimation.
De façon complémentaire, il serait tout a fait opportun de connaître la solution apportée à la nécessaire (car obligation légale) présence de lits de réanimation réservés au Centre de Dialyse devant intégrer le nouvel hôpital (lits inutilisables en dehors de ce contexte).
La présence de ces lits est normalement nécessaire pour permettre l'implantation du centre de dialyse au sein de l'hôpital... sauf dérogation spécifique devant faire l'objet d'un arrété ministériel ; qu'en est il ? j'ai un certain intérêt à cette réponse étant ancien dialysé et représentant des patients au sein du Centre d'Hémodialyse des Alpes.
"Art. R. 6123-59. - Le centre (de dialyse) dispose du matériel de réanimation et du matériel d'urgence dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé. Ce même centre dispose également d'un service de réanimation, d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale et d'un équipement d'imagerie ou, à défaut, établit une convention avec d'autres établissements en disposant."
Enfin, ne conviendrait il pas d'éclairer nos bons Manosquins sur les "dommages collatéraux" mais apparemment essentiels liés à l'absence d'un service de réanimation au sein de l'Höpital ? qui consiste en l'interdiction d'un certain nombre de services tels que chirurgie cardiaque ou l'interdiction d 'un certain nombre d'actes notamment chirurgicaux ?
En tout dernier lieu et pour renforcer la demande des Manosquins et lui donnant une certaine ampleur médiatique, pouquoi Monsieur le Maire, Président du Conseil d'Administration, ne pas utiliser la solution "LEZIGNAN" décrite dans la Gazette des Communes, des Departements et des Regions du 4 juin dernier (article reproduit çi-dessous)
"Languedoc-Roussillon. A Lézignan, un référendum demande la réouverture des urgences à l'hôpital
Un référendum d'initiative locale sur une réouverture du service des urgences de l'hôpital de Lézignan (Aude) a recueilli près de 99% de "oui" sur quelque 19.000 votants, a-t-on appris le 4 juin auprès des organisateurs.
Le référendum, qui a eu lieu du 19 au 24 mai, a été organisé par le Comité de défense de l'hôpital de pays Corbières Minervois, après la fermeture du service des urgences au début de l'année par la mairie PS de la ville. Le Comité s'est félicité de la participation "exceptionnelle" de près de 60% des inscrits dans les 96 communes concernées de la région.
Les participants à ce référendum, qui n'a pas de valeur officielle, devaient répondre "oui" ou "non" à la question : "Etes-vous favorable à la reconnaissance et au financement par l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) du service d'accueil des urgences de l'hôpital (...) et à sa réouverture 24 heures sur 24?".
Ce référendum est le quatrième de ce type organisé en France, selon la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. Ces consultations "sont un élément démocratique incontournable pour montrer que les décideurs se moquent de l'avis des personnes concernées et que leurs justificatifs et argumentaires sont ridicules par rapport aux besoins réels des populations et des territoires", a souligné la Coordination.
Depuis fin septembre, plusieurs manifestations ont rassemblé à Lézignan entre 800 et 2.000 personnes, pour réclamer le maintien du service des urgences de l'hôpital. Depuis la fermeture des urgences, les quelque 10.000 habitants de Lézignan doivent se rendre à Narbonne, distante d'une vingtaine de km, pour y être soignés. " source AFP
Bruno MORIN, Manosquin, représentant des dialysés et correspondant Trans-forme - Centre d'Hemodialyse des Alpes à Manosque
le site de l'ARH PACA : http://www.parhtage.sante.fr
pour mémoire les articles cités émanent tous du Code de la santé publique
15:34 Publié dans VIE LOCALE A MANOSQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hopital, reanimation, manosque, bruno morin














Commentaires
concernant l'article de ce jour, je trouve que Mr Léonelli est un peu "lég" dans ses propos..
Un discour à la façon de lapallisse...Eloquent, mais point convainquant...
Il est trop facile de se protèger derrière l' Agence Régionale de l'Hospitalisation...
Comment se fait il que l'on prévoie un hopital de cette "envergure" sans prévoir un service de réanimation, sans laquelle l'étiquette dont il prétend se prévalloir , n'aurait pas lieu d'être?????
il me semble qu'à l'origine, Lorsque l'on veut créer une telle "Entitée hospitalière", on se doit d'y intégrer une réanimation...Et cela tant dans les plans que dans les budgets...!!!
De qui se moque on ?
on voudrait nous faire croire que cette charge dépendrait d'une autre hiérarchie ???
Conçoit on des maternités sans salle d'accouchement ???
Conçoit on des écoles sans bureaux et chaises ?
Conçoit on des prisons sans cellules ni barreaux aux fenêtres ??
Non!!!??,!!!....
Alors que l'on cesse de nous faire prendre des vessies pour des lanternes,
Que l'on se penche plutôt sur les fonds nécessaires à l'installation d'une réa, plutôt que de réfléchir si on rajoute 50 luminaires dans les rues de Manosque pour les prochaines fêtes de Noël ou budgétiser deux chars de plus pour le carnaval...
La santé des concitoyens n'est elle donc pas plus importante qu'une manifestation festive ?
Ecrit par : terrier solange | 11 juin 2008
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