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26 avril 2008
COMMUNIQUE DON DU SANG MANOSQUE
L’association des donneurs de sang bénévoles de Manosque (ADSBM) est présente sur un stand à l’EUROFOIRE du 5 au 9 juin 2008 ; C’est l’occasion pour vous les jeunes et moins jeunes de prendre quelques minutes de votre temps pour en savoir plus ou savoir vraiment ce que représente le don du sang.
Le don du sang est un geste simplement nécessaire parce que c’est un produit rare, nécessaire et .. que nous ne savons pas fabriquer artificiellement !!
Le sang vous, moi, d’autres peuvent en avoir un besoin vital aujourd’hui demain ou plus tard suite à un accident de la route, le déclenchement d’une maladie grave (leucémie, cancers maladies qui touchent aujourd’hui souvent une personne que nous connaissons directement) ou des nourrissons naissant avec des incompatibilités sanguines.
Pourtant cette richesse que nous portons tous vient souvent à manquer dans les hôpitaux en particulier dans notre région en Provence Cote d’Azur, non pas que la population qui donne soit importante ( en moyenne nationale les dons de sang ne concernent que 4 % de la population) mais il y a beaucoup de personnes qui même si elle le voulaient ne le peuvent pas : soit en fonction de leur état de santé, de leur age ou tout simplement parce qu’elles ont été transfusées ce qui interdit les dons ultérieurs.
Vous vous demandez souvent ce que vous pouvez faire pour les situations de détresse que vous voyez a côté de chez vous ou a l’autre bout du monde, parfois en renonçant à tout geste le jugeant illusoire ou inutile pour changer le monde.
Il y a pourtant ce geste simple concret, efficace, aux conséquences immédiates qui est à la portée de chacun de 18 à 60 ans qui est de prendre votre carte de donneur de sang et de venir régulièrement aux collectes de dons, premier acte de solidarité humaine avec la garantie que des bénévoles qui appuient les structures de l’établissement Français du sang rendent la collecte professionnelle et efficace.
Le vendredi 7 juin une collecte aura lieu sur le site de l’Eurofoire.
Le stand de l’association est à votre disposition pour vous en expliquer les aspects pratiques et répondre à vos questions et vous présenter ses projets en cours.
Le don de votre sang est un don que vous faites aux autres mais aussi et surtout à vous et a vos proches.
Amicale des donneurs de sang bénévoles
Maison des associations - Boulevard de temps perdu - 04 100 MANOSQUE
Placée sous le haut patronage du Président de la République – Reconnue d’utilité publique – Décret du 07/04/1961
Président de l’amicale : Mr Maurice JAYET Vice-Président : Mr Gérard EYRIEY
16:21 Publié dans CEUX QUI NOUS APPRENNENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manosque, eurofoire, sang, don
Jean ARTHUIS communique sur l'UDF
07:45 Publié dans VIE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, arthuis, bayrou, modem nouveau centre
23 avril 2008
Gosta ESPING-ANDERSEN avec Bruno PALIER publie « Trois leçons sur l’Etat-providence » aux editions Seuil
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Il paraît opportun même si je ne partage pas ces analyses, qu'elles figurent ici pour nourrir le débat. C'est le cas de l'excellent ouvrage de Gosta Esping-Andersen avec Bruno Palier paru aux éditions Seuil, collection "La République des idées", 2008, Gosta Esping-Andersen, professeur Danois qui a déjà écrit sur l'Etat Providence, ne soutient pas dans cet opus une énième version de l'Etat Providence (qui depuis son essai « les trois états providence » il conjugue au pluriel) mais essaie d'enrichir le concept en tenant compte de l'évolution économique et sociale et en particulier de « l'économie de la connaissance» qu'à connu le monde occidental. L'auteur fait d'abord un rapprochement séduisant, car nouveau, entre l'entrée massive des femmes sur le marché du travail et les conséquences que les Etats auraient du pleinement en tirer sur l'évolution nécessaire des systèmes de protection sociale. A ce rapprochement, l'auteur note qu'en tout état de cause le financement de la protection sociale repose sur les trois piliers Etat, entreprise, famille ; la suppression du financement étatique n'entraîne pas la suppression des dépenses qui se reportent sur les deux autres piliers .. cela nous l'avions compris car les services sociaux seront de toute façon rendus. Les libéraux font eux le pari que ce type de financement direct perceptible par les ménages rendraient les acteurs de la vie économique plus responsables et économes et limiterait radicalement les excès liés à la gratuité et aiderait à la prise de conscience du coût réel des dépenses financées aujourd'hui par ailleurs. L'auteur tente la démonstration qu'en 2001, quel que soit les systèmes adoptés en particulier en France, aux Etats Unis et au Danemark, le coût global des dépenses de prestations sociales « la dépense sociale nette » était sensiblement la même. C'est donc un faux problème pour lui que de limiter les dépenses sociales d'un Etat. La seconde idée intéressante est le changement de vision qu'il propose en remplaçant l'analyse des dépenses comptables par une analyse plus globale intégrant une évaluation des bénéfices et des autres coûts sociaux induits par la protection sociale à l’échelle de la société, y compris d’une manière purement comptable. Par exemple, l’activité professionnelle des femmes, si elle génère un surcoût de prestations sociales (comme la garde d'enfants jeunes) est une source de bénéfices, tant pour l’Etat que pour les entreprises ; il prône en particulier une « féminisation des parcours de vie masculins » en permettant notamment la prise de congés paternels et plus généralement un partage des rôles plus égalitaires au sein des couples. Dans la deuxième « leçon », l’auteur tend à substituer l'égalité des résultats que nous avons selon lui tendance à réclamer à l'Etat, une réelle égalité des chances. Ce faisant, il se rapproche beaucoup plus qu'il ne le croit des analyses libérales qui dans un pays comme la France sont les tenants de l'égalité des chances tandis que les partisans de l'état providence sont plutôt demandeurs d'une égalité de résultats. En tout état de cause, il a raison lorsqu'il constate que les politiques menées dans les différents Etats cherchent plus un résultat égalitaire -impossible à atteindre- que vers l'organisation d'une égalité initiale des chances. Il a encore plus raison de constater que dans "l'économie de la connaissance" que nous vivons maintenant, l'inégalité des connaissances notamment dans le milieu scolaire s'est nettement aggravée sans que cette inégalité de départ soit véritablement combattue. Il y a donc place pour une analyse précise des mécanismes de l’inégalité des chances pour agir sur eux. Il ne s'agit pas uniquement d’inégalité de ressources financières, mais bien de la présence d'un environnement favorable ou non à l’apprentissage du fait du rôle réel ou virtuel des parents, de leur propre capital de connaissance. Gosta Esping-Andersen s'oriente alors vers des solutions typiquement étatiques telles qu'une politique audacieuse de redistribution et une prise en charge collective des enfants très tôt, en âge préscolaire, solution qui me rendent immédiatement extrêmement réticent, seuls des états dictatoriaux ayant, à ce jour, mis en œuvre des politiques globales de ce type. Ce faisant il ignore l'impact négatif de cette socialisation prématurée sur la structure familiale déjà fortement ébranlée. Il aborde enfin plus succinctement la mise en œuvre de mesures de discrimination positive, autre débat que nous aborderons certainement un jour Gosta Esping-Andersen aborde ensuite la question du vieillissement de la population des pays occidentaux. Il étudie d'abord les contours de la notion de vieillissement qui pour lui ne se limite pas à la notion d'allongement de l'espérance de vie ou de baisse de la fécondité. Il crée le concept de « parcours de vie » qui recense les reports des mutations vers l'age adulte (date du départ du foyer parental, du début de la vie professionnelle, du mariage, des enfants...) en mettant en évidence la diversité croissante de ces parcours qui en particulier rendent plus illusoire un système de financement des retraites par répartition. Sur ce thème aussi, il se rapproche nettement des libéraux qui dans leur ensemble considèrent un système basé uniquement sur la répartition comme obsolète et voué à l'échec financier. Gosta Esping-Andersen, qui intègre aussi dans son raisonnement les différences d'espérance de vie selon les vies professionnelles en vient à promouvoir la mise en place d’une retraite de base universelle financée par l’impôt et non les cotisations sociales solution un peu décevante après une analyse brillante sur l 'hétérogénéité croissante des « parcours de vie ». Si je ne suis pas d'accord, in fine, avec ses conclusions ou préconisations marquées d'une adhésion intellectuelle totale au concept d'état providence, ses observations et la synthèse qu'il en fait, constituent une des contributions les plus ouvertes et originales au débat général sur le rôle de l'Etat dans la nécessaire réforme de la société qui ne peut manquer de s'ouvrir dans notre pays. |
15:53 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : état providence, liberalisme, bruno morin
19 avril 2008
PAQUE JUIVE ET PAQUE CHRETIENNE
Similitudes et oppositions
essai très personnel d'analyse en parrallèle
Cette année encore, pâque chretienne et pâque juive sans se correspondre à une date exacte, jouent à cache cache pour se succèder à quelques jours d'intervalle, presqu'un mois cette année.
Le jour de Pâques, jour de la résurrection du Christ chez les chrétiens a été fixé cette année le 23 mars dernier ; la Pâque Juive – PESSAH- commence avec le repas du seder et pour deux jours essentiels les 19 et 20 avril.
Cette différence de date est due à la volonté chretienne de faire correspondre la commémoration à un jour de Dimanche suivant la pleine lune de printemps (grosso modo de fin mars à la fin avril chaque année) et ce depuis le concile de Nicée en 325, tandis que la tradition hebraïque fixe la date au jour même de la pleine lune de printemps , jour fixe dans le calendrier hébraïque le 14 du mois de Nisan.
Dans les deux cas l'élément de réference est constitué par la pleine lune de printemps. Plus profonde est la différence de l'évènement commémoré comme sa signification dans chaque religion.
Chez les chrétiens, c'est la commémoration de la résurrection du Christ après sa crucifixion , après donc qu'il soit mort pour que les péchés des chretiens soient pardonnés par Dieu. C'est donc l'accomplissement d'un destin pour un meilleur devenir de l'homme.
Chez les juifs, plus qu'une célébration tournée vers le passé, il s'agit là de fêter la naissance du peuple Juif au moment où il prends conscience de lui-même en tant que peuple en choisissant le départ d'Egypte vers la terre promise.
Dans les deux cas, le mot Pâques, exprime bien sa filiation hébraïque en accord avec sa signification initiale soit le « passage » vers un mieux être , une lumière...
Le christ en ressuscitant après être mort pour sauver les chrétiens, affirme par là que la vie ne s'arrête pas avec la mort et que l'espérance se poursuit. Le peuple Juif en traversant la mer Rouge pour rejoindre la terre promise se conforme ausssi à cette vision d'un passage vers une plus grande espérance.
Il n'y a qu'à voir la place que ces deux évènements occupent chacun dans les textes sacrés des deux religions pour comprendre qu'il y a là pour les deux un acte fondateur : la foi chrétienne ne serait probablement pas constituée sans la résurrection du christ, le peuple Juif n'existerait pas en tant que tel sans cette traversée de la mer Rouge a pied sec.
La ressemblance s'arrête là :
Chez les chrétiens, la commémoration de Pâques ets un acte de reconnaissance éternelle pour le sacrifice du christ pour le bonheur des croyants ; il s'agit donc d'une reconnaissance de l'intervention divine pour ressussciter, garder l'espoir en un monde meilleur, espoir « OCTROYE » par Dieu dans sa grande bonté.
Chez les juifs, la célébration de Pessah prends la forme d'un fête familiale autour d'un repas -le seder- ou les membres racontent la sortie d'Egypte et associent leur enfants au récit de cette histoire ... vécue comme une épopée guerrière ou le peuple juif après deux siècles d'esclavage par les égyptiens, peuple dominateur doué à l'époque de la plus grande expertise technique et sociale ..
Ce peuple "évolué" sera finalement vaincu, grâce à l'intervention divine qui après avoir ouvert les eaux pour permettre aux juifs de sortir d'Egypte, va les refermer sur l'armée du pharaon ( ah les peplums tournés par l'industrie cinématographique ont parfois du bon !!).
Dans un cas (les chretiens) est manifestée une reconnaissance à une autorité supérieure qui garanti la vie après la mort .. dans l'autre cas un peuple se dote d'une identité et d'un avenir certes avec l'aide de l'intervention divine.
Dans la première hypothèse, le disciple est dans une position inférieure de reconnaissance ce qui va entraîner un rite ou une liturgie lourde qui ouvre la place à une « église institutionelle » porte parole et intermédiaire entre dieu et ses fidèles.
Dans la seconde hypothèse, un leader emmène son peuple conscient de son identité nouvelle au pied du mont Sinai pour «formaliser» l'accord entre Dieu et son peuple : les dix commandements. Là le message est plus égalitaire et l'assemblée des croyants a prise sur sa propre destinée pour autant qu'elle reste en accord avec son Dieu.
La seconde vision est plus porteuse d'une vision positive car ne conditionne pas l'avenir du croyant à la seule bienveillance de son Dieu. Cette vision est d'autant plus positive qu'elle commémore la victoire d'un peuple d'opprimés contre les opresseurs à l'époque les plus évolués économiquement, socialement et techniquement.
Gageons que ce second message qui s'adresse non pas à un individu mais à une communauté pour ne pas dire une nation (puisque cette communauté est consciente d'elle-même et de son vouloir vivre ensemble) est naturellement plus audible dans le monde d'aujourd'hui ou cette conscience de nation qui va parfois jusqu'au nationalisme (la négation de l'autre) est très présente chez les peuples non chretiens.
Gageons enfin que dans le monde « mondialisé » ou rien de sa beauté comme de sa laideur planétaire ne nous est épargné, l'absence de place pour une certaine responsabilité autre qu'individuelle n'est pas étrangère à la désaffection que connaissent les religions chrétiennes par rapport à d'autres religions... mais il ne s'agit la que d'une « vision » ( osons ce mot dans cet article !! ) toute personelle.
Et pour terminer plus légèrement souhaitons bon anniversaire à notre ami Jean Michel bon chrétien qui fête ses quarante ans le jour de Pessah....
Bon anniversaire Jean-Michel
02:24 Publié dans AUTRES REGARDS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paques, pessah
16 avril 2008
Raymond BARRE et Jean BOTHOREL ont publié "L’expérience du pouvoir " aux éditions Fayard
L’expérience du pouvoir – conversation entre Raymond Barre et Jean Bothorel aux éditions Fayard – 2007
Si cet ouvrage ne revêt pas pour moi l’intérêt des ouvrages d’autres politiques de la même famille dont j’ai déjà parlé, parfois avec passion, sur ce blog c’est en particulier en raison de sa déconnection avec l’actualité immédiate.
Il m’a paru cependant très intéressant à trois titres :
Il permet tout d’abord de faire progresser le débat et de rectifier les à priori favorables à l’exercice du pouvoir par des hommes choisis par leur compétence ou leur appartenance à la société civile plutôt qu’au recours moins à la mode ces dernières années, à des hommes qui font de la politique leur profession : ceux qui sont dénommés avec une nuance de mépris qui affleure « les politiciens ».
Cet ouvrage nous démontre en filigrane que le «meilleur économiste de France » a vu son action politique et économique largement dévaluée par son absence claire de maîtrise de la « manoeuvre politique » ou son indifférence marquée devant l’idée de « vendre » son programme pour pouvoir l’appliquer.
Au final, l’échec relatif de son passage au pouvoir comme d’une carrière politique hésitante est clairement la conséquence d’un refus de s’impliquer ou de « jouer le jeu »politique. Ce constat réhabilite tous ceux qui pour faire avancer leur idée et parvenir à la conquête du pouvoir n’hésitent à exister au jour le jour pour conduire la manœuvre du bateau politique.
En second lieu, cet ouvrage nous décrit précisément cette période charnière ou nous quittons les « trente glorieuses » pour entrer dans la crise : chômage, dette, déficits publics (sécurité sociale, retraites…) croissance et pouvoir d’achat ; ces thèmes qui sont aujourd’hui et depuis cette époque dans notre actualité quotidienne, sont tous apparus à ce moment là.
Lire leur perception à l’époque et les premières réactions de la classe politique, nous instruit à la fois sur la relative conscience des difficultés à venir en même temps que l’incapacité de ceux-ci à trouver des solutions immédiates et même à plus long terme.
La classe politique de notre pays, si elle a pêché devant des problèmes qui dépassaient largement le cadre national, ce n’est pas par inconscience des mauvais temps à venir mais bien en raison de l’incapacité à innover et trouver d’autres réponses plus originales.
Nous trouvons déjà en pointillé dans cet ouvrage sur le début de la crise, l’idée qui deviendra la première maxime du président Chirac… « on ne peut pas tout dire aux français …. »
Le troisième intérêt de cet ouvrage, plus anecdotique, est de nous livrer une série de portraits sur des politiques ou hommes d’état de premier plan qui ne sont plus dans l’actualité, sans pour autant appartenir complètement à l’Histoire.
Cet ouvrage est l’un des premiers à nous en présenter un certain nombre – et en particulier les présidents de la République qui se sont succédés depuis, détachés d’un contexte politique influençant le jugement de l’auteur sans pour autant enlever l’aspect plus vivant donné par la description du contact direct entre eux et l’auteur, ce que nous ne retrouvons pas dans les biographies officielles de personnages publics d’époques antérieures.
Cette lecture, parfois hors du temps quotidien toujours très prenant surtout en politique, permet lorsque vous levez les yeux de l’ouvrage et regardez l’agitation politique actuelle de vous dire que tout a changé mais rien n’a veritablement changé ……..
19:30 Publié dans VIE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond barre, jean bothorel, le pouvoir
15 avril 2008
Antoine GARAPON publie"PEUT ON REPARER L'HISTOIRE ?" aux éditions Odile JACOB
Antoine GARAPON publie « peut on réparer l'histoire – colonisation, esclavage, Shoah »aux éditions Odile Jacob 2008
Antoine GARAPON ancien magistrat, membre du comité de rédaction de la revue Esprit et qui dirige l'Institut des Hautes Etudes sur la justice se penche sur la nouvelle place donnée ces dernières années à une vision judiciaire de la démocratie et de la réparation des préjudices subis par des personnes mais aussi par des communautés victimes de l'Histoire.
Cette montée en puissance d'une volonté de réponse judiciaire aux « accidents de l'histoire » qui participe de la part des victimes à une reconnaissance sociale de leur statut, tends à attribuer un rôle à la justice qui dépasse largement celui de gardien du respect des lois pour redevenir ce qu'elle a été parfois dans le passé, lors de périodes troublées, soit l'arbitre de la morale dominante, soit l’ultime rempart et protecteur des personnes et de leur devenir.
Cette évolution est manifestement l'indice d'une fragilité de la société démocratique et des pouvoirs politiques à assumer leur rôle de gardien du salut des citoyens comme de la morale publique puisque ceux-ci vont chercher dans les institutions judiciaires une protection ou une réponse qu'il considèrent ne plus obtenir du pouvoir politique défaillant.
Cette fragilité démocratique paraît d'autant plus évidente que ce mouvement participe d'une des atteintes croissantes au principe de séparation des pouvoirs sur lequel sont fondées nos démocraties occidentales.
La collusion si ce n'est confusion entre les politiques à la tête de l'Etat et les quelques groupes privés à la fois propriétaires de la quasi totalité des médias français tout en vivant et dépendant de la commande publique en est une autre illustration.
Le juge prend donc la place du politique ce qui n'est pas sa fonction ni même relève de sa formation et encore moins de sa légitimité politique.
Ce livre attire notre attention, sur la rupture d'équilibre entre les pouvoirs et les dangers de cette évolution pour nos institutions démocratiques.
En outre, Monsieur Garapon nous oblige à nous interroger sur l'irruption d'une justice privée d'indemnisation, donc à caractère financier, puisque l’on ne sait pas réparer plus simplement, pour solder les comptes de l'Histoire.
Si l'intervention de la justice internationale à Nuremberg mais dans un contexte politique dominant le procès de bout en bout pour apporter une réponse de principe aux crimes contre l'humanité du nazisme n’as pas troublé à l’époque, les réparations financières actuelles ne paraissent pas participer d'un mouvement aussi clair et constructif pour le lien social comme pour la nécessaire réconciliation, étape qui avec la repentance permet à la société internationale d'espérer un monde meilleur.
Cet ouvrage, qui ne cherche pas le succès d'édition facile, à le grand mérite de poser les questions essentielles qui ne sont pas traitées à la une de l'actualité même si elles sont manifestement déterminantes pour l'évolution de notre nation comme de la société internationale.
Accessoirement le juriste se posera la question du caractère positif d'une certaine marchandisation de la réparation de tout préjudice y compris les plus politiques ou historiques.
Un ouvrage à lire absolument pour porter un regard plus profond sur les multiples revendications d’un statut juridique de victime, qui, en outre, nous oblige à une constante relecture de notre histoire récente ou plus lointaine.
Avoir 16
19:19 Publié dans CEUX QUI NOUS APPRENNENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : repentance, reparation
11 avril 2008
LE DRAPEAU DU TIBET
C'est un drapeau qui peut vous valoir un séjour tout frais payés au frais en Chine pour les prochains J.O. ; si, si cherchez bien, vous verrez il est très dangereux !!
Si vous ne trouvez toujours pas en quoi pas interrogez Jean Luc MELENCHON, député PS, il a toutes les explications !
Pourtant, même à Paris, s'il ne vous vaut pas un séjour de qualité dans un établissement de l'administration pénitentiaire Française, il peut vous valoir quelques désagrements sur le pavé Parisien sauf à être refugié derrière la balustrade de l'Assemblée Nationale et être Député !!
Comme quoi, même les objets les plus anodins, dès lorsqu'ils sont utilisés à bon escient, peuvent faire trembler les dictateurs.... Il y a donc toujours de l'espoir !
FREE TIBET -TIBET LIBRE
C'est un lieu aussi très dangereux ; ce n'est pas un établissement pénitentiaire calibré à la dimension du pays qui l'occupe.. c'est le POTALA, le palais du DALAï LAMA à LHASSA capitale du TIBET ; un palais vide ....... mais rempli par les pensées, la conscience et les pélerinages d'une Nation ............
Comme quoi, même un batiment vide, dès lors qu'il proclame la majesté de ses occupants empêchés d'y revenir, peut faire trembler les dictateurs... il y a donc toujours et encore plus de l'espoir !
FREE TIBET - TIBET LIBRE
23:04 Publié dans LE MONDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Simone VEIL publie "ma vie" aux éditions stock
Simone VEIL - « ma vie »- éditions Stock – octobre 2007.
Pour ses 80 ans et au moment où elle ferme doucement la porte sur une carrière politique exceptionelle, Simon Veil choisit de se raconter à la première personne.
Cette biographie, bien écrite mais sans prétention littéraire nous renvoie à un monument de notre littérature au titre synonyme, «une vie» de Guy de Maupassant.
Sous des titres équivalents et dans des registres très différents (biographie et roman) apparaît clairement une même vision du déroulement d'une vie ou il n'y a finalement de destin que dans la volonté – ou son absence – de toujours se relever, construire, faire face à l'adversité -
Ce message reste vrai même lorsque l'adversité va jusqu'à l'horreur - vous tatouer un numéro sur l'avant bras pour mieux nier votre humanité.
Paul, le «héros » de Maupassant construira obstinément son malheur et celui de son entourage avec le concours inconscient mais coupable de sa mère Jeanne, à partir d'une situation qui le prédisposait au bonheur.
Simone Jacob puis Veil va construire obstinement son bonheur dans une histoire de survivante, sans pour autant renoncer à tous les combats qui se sont présentés à elle depuis le combat pour la survie jusqu'à la défense du souvenir de la shoah en passant par la légalisation de l'avortement.
Cette femme n'a jamais cessé pour autant d'être dans le don aux autres, une immense exigence éthique avec laquelle elle n'as jamais transigé, avec comme faiblesse à demi avouée, le mépris de ceux qui n'agissent, ne construisent, ne communiquent que pour leur propre moi, leur intérêt et leur carrière.
Nous comprenons mieux, à sa lecture et au quasi-aveu de cette faiblesse, certains emportements véhéments contre l'un ou l'autre, même lorsque comme François Bayrou, le personnage est crédité d'une haute autorité morale.
A travers le récit de son enfance heureuse, de la déportation entamée au lendemain des épreuves du Bac, de la disparition de la famille, puis de toute vie de «rescapée», magistrate ou ministre, première présidente du Parlement Europeen élu au suffrage universel (on a un peu oublié que l'Europe peut être dans ces moments la une source de fierté) mais aussi épouse, mère, grand mère, dont la plus grande victoire est probablement d 'avoir su reconstruire sa famille...
Cette biographie nous prouve que malgré les épreuves terribles, sans rien oublier de ses blessures ni s'en servir de carte de visite, un être humain peut de par sa seule volonté ne pas renoncer au bonheur pour elle mais aussi à l'apporter aux autres.
Une biographie simple comme son auteur ; mais surtout une immense leçon de vie que nous offre une grande dame.
Merci Madame
21:57 Publié dans CEUX QUI NOUS APPRENNENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : simone veil, françois bayrou, ma vie
08 avril 2008
LA CONCURRENCE : quelle actualité ?
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16:52 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













Etonnante première réunion du bureau de l’UDF constitué à Villepinte, le 30 novembre 2007, lors du Congrès extraordinaire précédant la fondation du Mouvement Démocrate. L’UDF ayant délégué, pour une période transitoire de trois ans, aux instances du Mouvement démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes, il y fut décidé que « pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels, moraux, les idées et les valeurs de l’UDF seront garantis par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé. »