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26 avril 2008

Jean ARTHUIS communique sur l'UDF

L’UDF existe, son bureau s’est réuni…
1063775368.jpgEtonnante première réunion du bureau de l’UDF constitué à Villepinte, le 30 novembre 2007, lors du Congrès extraordinaire précédant la fondation du Mouvement Démocrate. L’UDF ayant délégué, pour une période transitoire de trois ans, aux instances du Mouvement démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes, il y fut décidé que « pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels, moraux, les idées et les valeurs de l’UDF seront garantis par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé. »

Au lendemain de la désastreuse campagne des élections locales, j’ai demandé la convocation de ce bureau. Le temps était venu de tirer au clair la situation patrimoniale de l’UDF, de prendre connaissance de ses comptes, de son budget, des conventions établies entre l’UDF et le MODEM, de l’affectation du financement public de la vie politique. C’est sans doute parce que j’ai démissionné du MODEM que la réunion a pu se tenir, enfin. Après trois heures d’échanges vifs, d’une longue analyse de la thèse du complot dirigé depuis l’Elysée, diversion classique pour éviter toute autocritique, François Bayrou propose, en guise de conclusion deux délibérations. Selon la coutume, aucun document ne nous a été soumis, pas même sur la situation financière. Caricature classique de notre gouvernance. Je réaffirme que rien ne pourra empêcher les membres de l’UDF qui ne se reconnaissent pas dans le MODEM, de s’exprimer. C’est donc dans la précipitation qu’un premier vote écarte la possibilité d’une expression politique de l’UDF. Contrairement au compte–rendu fait devant la presse à l’issue de la réunion, huit voix, et non pas six, ont manifesté leur opposition.

La seconde délibération porte sur les finances. Alors que l’UDF a avancé les fonds des différentes campagnes, il est proposé de considérer que tout le financement public, y compris la part relative aux sénateurs du groupe Union Centriste-UDF, reviendra au MODEM. Ceux qui ont rejeté la première délibération refusent de se prononcer sur ce point d’ordre financier alors qu’aucun document n’a été mis à notre disposition. Etrange conception de la « garantie des intérêts juridiques, matériels, moraux… ». Nous décidons alors de nous retirer, choqués par de tels procédés totalitaires.

Le règlement des questions juridiques et financières n’est pas clos. Nous y reviendrons.

S’agissant de l’expression politique, rien ne nous empêchera de nous rassembler pour mettre un terme à un sombre épisode de fractionnement, de vaporisation de la famille centriste. Le Centre indépendant doit être suffisamment fort pour nouer désormais des alliances dans la clarté.
http://jeanarthuis.zumablog.com/

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